Est-il plus facile d'entrer en médecine en Italie qu'en France ?
Publié le 12 septembre 2026
Si tu es en train de préparer ton bac ou que tu redoubles déjà une PASS, tu as sûrement entendu dire que « l'Italie, c'est plus facile ». C'est le genre de phrase qu'on répète beaucoup dans les groupes WhatsApp d'étudiants sans jamais la vérifier. On a regardé les vrais chiffres des deux côtés — voici ce qu'ils disent vraiment.
Comment ça marche en France
Depuis la réforme de 2020, l'accès à la 2e année de médecine passe par le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) ou une LAS (Licence Accès Santé). Selon la dernière Note flash du SIES (le service statistique du ministère de l'Enseignement supérieur), pour la cohorte entrée en 2022 :
- PASS : 33,8 % admis en médecine dès la première tentative, 47,5 % au bout de deux ans.
- LAS : 19,5 % en première tentative, 25,7 % sur deux ans.
- Au global : environ 40,1 % des étudiants (2 sur 5) finissent admis en santé au bout de deux ans, tous parcours confondus — sachant que près de 80 % des admis viennent du PASS.
Concrètement : tu as une vraie chance, mais elle se joue souvent sur une seule tentative par voie d'accès, avec un redoublement possible une fois. Et les places varient fortement d'une fac à l'autre (à Lille par exemple, le taux d'accès va de 19,9 % en LAS1 à 29,8 % en PASS selon les places disponibles).
Comment ça marche en Italie
L'Italie a changé son système en 2024/2025 : fini le concours unique éliminatoire d'un seul jour, place au semestre filtro — un premier semestre commun à tous les inscrits, avec des examens dont le classement détermine qui obtient une place en médecine. Pour la session 2025 :
- 54 313 étudiants inscrits au semestre filtro.
- 21 574 places en cursus italien (contre 18 721 en 2024) + 2 452 places en cursus anglophone, soit 24 026 places au total pour la médecine.
- Pour les places en italien dans les universités publiques, le rapport est d'environ 3,2 candidats pour 1 place.
- 70,33 % des candidats atteignent le seuil minimal (20/100) qui leur permet de figurer dans le classement national — ce qui ne veut pas dire qu'ils obtiennent une place.
Pour le cursus anglophone (IMAT), le principe est différent : un test unique de 60 questions passé le même jour dans le monde entier, avec un classement national valable pour toutes les universités participantes. À l'Université de Milan par exemple, ce sont 60 places qui étaient ouvertes pour la rentrée 2026/2027.
Comparaison en un coup d'œil
Attention : ces deux systèmes ne se mesurent pas exactement de la même façon (taux d'admission en France, ratio candidats/place en Italie). Le graphique ci-dessous convertit le ratio italien en un taux comparable (1 place pour 3,2 candidats ≈ 31 %), à titre indicatif seulement :
Alors, plus facile ou pas ?
Honnêtement : ce n'est pas la bonne question. Les deux systèmes sont sélectifs, mais pas de la même manière :
- En France, tu joues gros sur un nombre de tentatives limité, dans une seule fac (sauf dossier LAS parallèle).
- En Italie, le nombre total de places disponibles chaque année (plus de 24 000, réparties entre des dizaines d'universités) est bien plus élevé, et rien ne t'empêche de tenter ta chance en France et en Italie la même année — beaucoup d'étudiants font les deux en parallèle.
Ce qui compte vraiment, c'est ton profil : ton niveau scientifique, ton budget, ton niveau d'anglais ou d'italien, et la fac précise que tu vises. C'est exactement ce que calcule le moteur de scoring d'EuroMedPath — pas une estimation à la louche, mais un score détaillé par université, sur ton dossier réel.
Sources : SIES, Note flash n°31 (novembre 2025), TestBusters — posti Medicina 2025, page EuroMedPath — University of Milan.
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